La neuromyélite optique est méchante.
Les anticorps AQP4-IgG s’attaquent aux cellules astrocytes du cerveau et de la colonne vertébrale, faisant des ravages. Le handicap est le critère d’évaluation habituel s’il est laissé seul. Nous avons des traitements, bien sûr. Ils coûtent une fortune. Ils échouent souvent. Les rechutes arrivent. L’ensemble de l’écosystème des soins est tendu.
Ensuite, vous avez alloHCT.
Cela semble stérile. Ce n’est pas le cas. Des cellules souches de donneurs sont introduites pour effacer l’ardoise, redémarrant le système immunitaire à partir de zéro afin qu’il arrête de se manger. Des chercheurs de l’Institut scientifique italien IRCCS San Raffaeie ont publié des données sur deux patients traités à l’âge de 28 ans.
La suite ? Assez longtemps pour compter.
Pendant plus de 15 ans… les deux patients sont restés sans rechute sans que… les anticorps responsables de la maladie ne disparaissent définitivement
Quinze ans pour l’homme. Seize pour la femme. C’est une éternité dans les études auto-immunes.
La fonction neurologique du gars s’est améliorée. Il a engendré deux enfants. Les chercheurs appellent cela une vie normale désormais. La trajectoire de la femme était moins cinématographique. Elle a retrouvé un peu de mouvement dans ses bras, a arrêté tous ses médicaments et mène une vie de bonne qualité sans médicaments. Pas de remède miracle pour tout le monde, mais un contrôle solide.
À ce jour, aucune thérapie standard ne permet cela.
La chimiothérapie à la fludarabine et au tréosulfal a été utilisée en premier pour éliminer les cellules B indésirables. Les cellules du donneur ont ensuite comblé le vide. Plus d’attaquants.
Est-ce risqué ? Oui.
C’est un processus brutal. Vous démantelez un système de défense et espérez que le nouveau prendra effet. L’homme a développé un déficit immunitaire chronique nécessitant des suppléments d’anticorps ainsi qu’un gonflement des ganglions lymphatiques (auto-résolution). La femme a développé un cancer de la vessie nécessitant une intervention chirurgicale.
Aucune des deux complications n’était définitivement causée par la greffe. On ne sait pas pourquoi son immunité est restée faible. Mais ils ont survécu. Les deux sont restés stables.
Pourquoi l’essayer maintenant ? Parce que d’autres choses leur ont fait défaut.
Cette approche est née pour le cancer et la drépanocytose. L’essayer sur NMO est un nouveau territoire. Mais le faire sur un si petit échantillon et sur un si long horizon fournit des preuves rares. Une fin un peu ouverte ? Des études plus vastes sont nécessaires. Nous devons savoir qui est exactement un candidat. Des jeunes patients ? Une maladie agressive ? Réfractaire au traitement ?
Son utilisation est à réserver au mieux aux… cas agressifs, réfractaires aux traitements…
Des donateurs ? Oui. Ou vos propres cellules, en fin de compte. La science pousse ici. S’il est mieux administré, le calcul risque-bénéfice change. Ce n’est plus seulement une expérience.
C’est peut-être la stratégie de sortie que nous recherchions.
Voulez-vous un remède avec des effets secondaires ou une maladie gérée sans liberté ? 🤔
































