Firefly Aerospace se prépare à relancer sa fusée Alpha le 27 février, marquant la première tentative de l’entreprise depuis qu’une série d’échecs très médiatisés ont cloué le véhicule au sol pendant près d’un an. La mission, baptisée “Stairway to Seven”, est cruciale pour restaurer la confiance dans le programme Alpha après que deux incidents distincts l’année dernière ont entraîné des pertes de charges utiles et des retards importants.
Échecs précédents et enquête
En avril 2023, le premier étage de la fusée Alpha s’est brisé peu après sa séparation lors de la mission « Message in a Booster », qui visait à livrer un prototype de satellite Lockheed Martin. Cet échec a été suivi d’un autre revers en septembre lorsqu’un booster a explosé lors des tests de pré-lancement. Bien que l’explosion expérimentale n’ait causé aucun dommage physique aux installations voisines, elle a forcé Firefly à interrompre ses opérations pendant qu’elle enquêtait sur la cause.
La société a déterminé que l’incident de septembre avait été causé par « une erreur de processus lors de la première étape de l’intégration qui a entraîné une infime contamination par les hydrocarbures », excluant ainsi un défaut de conception fondamental dans la fusée elle-même. Cette constatation a permis à Firefly de procéder à des mesures correctives et de préparer le prochain lancement.
Détails de la mission « Escalier vers sept »
La prochaine mission “Stairway to Seven” ne transportera pas de charge utile Lockheed Martin comme prévu initialement. Au lieu de cela, il servira de vol de vérification utilisant une charge utile de démonstration pour revalider tous les systèmes Alpha critiques. Le premier étage de la fusée a effectué avec succès un essai de tir statique de 20 secondes le 6 février à la base spatiale de Vandenberg en Californie, signalant qu’il était prêt pour l’opportunité de lancement du 27 février.
Mise à niveau du bloc Alpha II
Ce lancement représente le dernier vol de la configuration Block I d’Alpha. Firefly travaille déjà sur des améliorations substantielles pour le bloc II, conçues pour améliorer la fiabilité, la fabricabilité et les capacités globales du véhicule. La version Block II mesurera plus de deux mètres de haut et intégrera des matériaux composites de carbone, une protection thermique améliorée et des systèmes avioniques et électriques améliorés.
La capacité de Firefly à se remettre de ces échecs et à reprendre ses lancements est un test clé pour la viabilité de l’entreprise dans le secteur spatial commercial compétitif. Cette mission démontrera si les correctifs sont efficaces et si la fusée Alpha peut livrer des charges utiles avec succès.
L’avenir de l’entreprise dépend du succès de ce lancement et de la mise en œuvre ultérieure des mises à niveau du bloc II.
































